Il n'y a pas si longtemps, lorsque j'étais presque mort, il m'arrivait de tenir le discours suivant.
Situation :
Comptoir d'un bar, de préférence accompagné d'une ou deux viandes saoules, mais parfois hélas, également écouté par quelques congénères plus sensés et moins avinés.
Le narrateur (voix lourde et grasse) :
- Tu sais, Gérard, je l'dis souvent à mes amis et ma famille. Si je meurs demain, faudra pas trop pleurer autour de ma tombe ou de mon incinérateur ou d'là où j'aurai pété la gueule de mon avion ou de ma Ferrari, car Le Fred, il aura eu la chance de réaliser 85 % d'ses rêves de gosses.
Le pauvre Gérard (pas trop saoul) :
- Faut pas dire cela, tu as encore de grandes choses à faire. Tu réagis comme cela car tu es un peu fatigué en ce moment. Tu n'as pas pensé à faire un peu de sport ? Cela fait du bien et c'est bon pour la santé.
Version alternative. Gérard (saoul) :
- … … (silence vacillant, le regard hagard sur un horizon incertain) … Thénardier ! Ressers un verre à mon pote Fred. C'est ma tournée.
A suivre …
Et si les 15 % restant étaient composés de 85 % de rêves d'adulte devenu un peu plus sage ?
Notre Mozart contemporain m'a inspiré cette allégorie. Frissons garantis pour les amateurs du genre. Place au Maître et à l'élève surdouée :
Petit clin d'œil à la Beurette Stroumpffisée : Je connais la "Mozarette" de "dans 50 ans".
Et qui sait … Myriam pensera peut être à ce drôle de Tonton des tropiques quand alors elle l'écoutera.
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